Le marché de Daraw en indépendant: vaches, chameaux et poussins

On continue le voyage en Egypte… 

Aujourd’hui c’est mardi. Et alors ?
C’est donc le grand marché de Daraw !
Et alors ?
Je m’achèterais bien un chameau et une ou deux chèvres pour la suite de mon voyage.

Ce sera donc une journée, « excursions dans le nord d’Assouan, on part à la campagne ».
Comme j’ai toujours pas changé d’avis sur les taxis je continue à organiser mon périple en train et bus. Et si je suis motivée, après Daraw (aussi écrit Draw) je continuerais jusqu’à Kom Ombo pour voir les temples de Sobek et Horus.

Rejoindre Daraw, train pour le marché au chameau d’Assouan

les dromadaires de daraw

Des chameaux en vente au marché de Daraw

Le marché de Draw est plus connu des touristes sous le nom du « marché aux chameaux d’Assouan ».
Ceci dit, les chameaux, ou dromadaires pour être précis, c’est plutôt le dimanche, voire le samedi.
Aujourd’hui -mardi- pas spécialement, en revanche, c’est le jour du plus grand marché aux bestiaux de la région.

Comment rejoindre le marché aux chameaux en indépendant et… en transport en commun?
En fait c’est facile. Le village de Daraw se trouve à environ 40km au nord d’Assouan et le train et les microbus y passent. Je ferais donc l’aller en train et le retour en microbus. Le détail dans l’article. 

Le grand marché aux chameaux d'Assouan

Le grand marché aux chameaux d’Assouan

Dans le train, je rencontre un groupe de 3  français allant à Louxor : un archéologue (la classe sauf qu’il y connaît rien en Égypte), un intermittent du spectacle vivant dans un van, et un employé d’organisation humanitaire. Drôle de mélange que ces 3 faux savoyards. Je suis plutôt contente de les rencontrer et de pouvoir parler un peu français, car Assouan est très peu envahi de touristes, contrairement à la zone de Luxor d’après les échos.
Ce n’est pas un hasard si on se retrouve ici, en effet, les touristes sont rassemblés dans un seul wagon. Je comprendrais plus tard pourquoi le billet m’a coûté si cher (enfin cher pour l’Egypte…1 euro;)). Si t’es étranger , ils te font automatiquement passer sur la première classe VIP.

Le barbu, dans l’humanitaire a lui réussi une bonne négociation pour Luxor, directement dans le train. Il faut dire comme dit son pote, que quand tu le vois, tu ne fais pas le malin.

Ce voyage me fera aussi apercevoir une autre triste réalité, celle des enfants des rues, enfants bien mal en point et clairement shoutés, venant mendier des $$ dans les trains.

 

Visite du marché aux chameaux sans chameau

scene de marche

Scènes de marché, alors que certains sont avec leurs bêtes, d’autres se reposent à la shisha

Nous sommes à Draw ! Vite je saute du train. Bon et maintenant ? J’ai un peu de mal à trouver la direction, ne parlant pas arabe, je ne comprends pas trop le chef de gare….

« Il faut aller à gauche ? Non faut prendre un tuctuc en face à 2-3 pounds». Il parle à quelqu’un. «Ah non finalement il faut traverser ? Pas de tuctuc alors ? Mmmm »

Finalement la technique sera de suivre la dernière indication, de ce que j’ai interprété « traverser le quai du côte Est et sortir de la gare », puis de demander à tous les passants « Suk Al Gamaal ?». Entre ça et suivre les voitures chargées de bœuf, ça marche super bien, je suis arrivée.

egyptions daraw

Egyptien au marché, le petit était à fond pour être pris en photo

Il faut le dire, sur ce marché c’est le bordel, mais les gens ici sont vraiment cools face aux touristes.
Soit ils t’ignorent, occupés avec leurs bêtes ou leur shisha, soit ils te souhaitent la bienvenue.
L’exotisme du lieu me fait un peu penser au marché du sultanat d’Oman, où je suis allée il y a déjà quelques années, mais en 100 fois plus grand. Je slalome essayant de me frayer un chemin jusqu’aux quelques chameaux, et ci ce n’était cette vache qui m’a nonchalamment marché dessus, j’y serais arrivée indemne. F**k !

le bar du marché

Au « bar » du grand marché d’Assouan

C’est donc presque indemne que j’arrive à une petite dizaine de dromadaires et à 2 touristes avec un guide, qui disparaissent aussi vite qu’ils avaient apparu.

Je retourne de l’autre côté faire quelques photos, un gamin et même quelques vieux messieurs prennent la pose d’eux même avec un grand sourire.

De Daraw à Kom Ombo, premier temple du nord

la route du marché au chameaux

Le chemin pour rejoindre la route principale

Je quitte le marché et rejoins la route principale. D’ici, il me faut que quelques secondes pour repérer un microbus en train de se remplir. Kom Ombo ? Yes !
Bon j’ai par contre un peu de mal à expliquer que je ne veux pas aller jusqu’à la ville mais à l’intersection qui mène au temple, histoire de gagner du temps. Pas de problème aujourd’hui mon téléphone est en forme et le GPS m’indique où je suis sur l’application Maps.me. D’ailleurs si certaines personnes savent pourquoi des fois (souvent?) ça ne marche pas du tout…

hiéroglyphes kom ombo

Les hiéroglyphes aux temples

J’indique donc que je veux descendre au bon endroit et commence ma marche jusqu’au temple à travers un village. C’est moins sympa qu’à Daraw, à moitié de trajet je suis suivie par deux gamins épuisants, sur une pauvre charrette brinquebalante tirée par un âne.

Les enfants: «20 pounds, 20 pounds, charrette, charrette !».
Ma pensée : « Mais sérieux qu’est ce que tu veux que je fasse de ta maudite charrette toute pétée ! ». 

Et ils sont têtus comme des mules c’est le cas de le dire, mais je continue de marcher.
Eux, ils sont bien trop pressés d’être grands, d’avoir de vraies calèches avec des chevaux et d’aller chercher les touristes sur la corniche d’Assouan…

Visiter le temple de Kom Ombo, temple de Sobek et Haroëris

Temple kom ombo exterieur

Dans le temple de Kom Ombo

Ce temple se trouve au bord du Nil est constitue donc un stop classique pour les bateaux de croisière entre Assouan et Luxor. Il est par contre sûrement beaucoup moins visité par les voyageurs indépendants.
Le guichetier n’est donc pas à son poste, les touristes du bateau de croisière étant en plus déjà passés. Après un peu d’attente (on s’habitue), j’obtiens un ticket et rejoins les autres voyageurs dans le temples.
Le ticket à 80egp comprend l’entrée du temple et le musée du crocodile juste à coté.

Le temple est un peu particulier car dédié à deux dieux : Sobek et Horus.
Il date de 205-180 avant JC mais des ajouts ont été faits jusque dans la période romaine.
Suivez le lien vers la page wikipedia pour plus d’explications et un plan du site de Kom Ombo.

Fin de la visite de Kom Ombo en indépendant, go microbus

microbus en egypte

A gauche, par la fenêtre, un des hommes qui s’occupe de la station de bus veut que je le prenne en photo, devant, dans le bus, des petites filles sortent d’un carton leur nouveau chaton

Je retourne ensuite sur la route principale et décide de rentrer en microbus.
Le premier bus me ramène rapidement à la gare des microbus de Daraw. Là c’est un peu plus compliqué. Plein de bus arrivent, se remplissent vite et repartent. Je prend un peu de temps à en trouver un pour Assouan. Un homme à l’air de gérer et de décider qui entre dans quel bus, j’ai l’impression qu’il essaie de faire un « bus de femme ».

C’est un bus animé, et après m’être fait piétinée par une vache, c’est maintenant des poussins qui se retrouvent sur moi ! Une vieille dame à côte de moi en a une bonne dizaine dans une boite, et ne se gène pas pour les sortir entre nous deux (sauf que dans un microbus ça n’existe pas le « entre deux personnes »), pour récupérer un fruit au fond de la boite. Ceci dit, elle m’avait peut être demandé, elle a essayé de communiquer plusieurs fois avant ça en faisant un geste de « manger », mais…. Je ne parle toujours pas arabe.

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2 thoughts on “Le marché de Daraw en indépendant: vaches, chameaux et poussins”

  1. Laurent says:

    Ah Daraw, j’avais essayé d’y aller en mini bus depuis Assouan en 2002. Mais alors que le mini bus était prêt à partir, un policier m’en avait expulsé, convoi obligatoire pour les touristes à cette époque. Parfois ça passait, mais il fallait être un minimum chanceux.

    1. valeriane says:

      Haha cool d’avoir ton expérience de 2002. C’est un peu l’image que j’ai eu pendant longtemps, mais en pire, et qui fait que je n’étais pas pressée d’aller en Egypte. J’avais l’impression qu’on ne pouvait aller nulle part en indépendant et que seul le tour organisé était une vrai option :S. Maintenant ça s’est grandement assoupli dans le pays même si j’ai l’impression qu’il y a encore des endroits où le touriste n’est pas trop censé se balader seul… Mais alors c’est à l’ancienne, tu testes et tu vois bien ce qu’on te dit :). J’avoue j’avais des doutes pour la route Edfu-Marsa Alam que j’ai faite après.

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