Randonnées à Tagong, dans les prairies d’altitude

Lors de notre séjour à Tagong, ou Lhagang en tibétain, nous partons pour quelques ballades aux alentours.

Comment faire du cheval et dormir chez les nomades

C’est assez simple il suffit de demander dans les guesthouses.
Ce qu’on nous a proposé.

  • Au Khampa cafe : nuit chez une famille de nomades, trois repas inclus, du côté de la nonnerie, 100y/pers
  • A l’Himalayak : ils ont contacté Angela qui est installée dans une vallée à l’ouest, à environ 2h30 de Tagong à pied. Elle propose des ballades à cheval à 350y/pers pour une journée repas du midi inclus, entre 10h et 17h, nuit chez l’habitant à 90y/pers.

Finalement nous avions opté pour une journée de cheval mais tombant malade le matin même, on a dû annuler l’activité. Snif ça fait 5 ans qu’on dit qu’on va faire du cheval, ce sera encore pas pour cette fois.
Mais nous ferons au moins le début de la marche jusqu’à chez Angela dans la vallée, jusqu’au village monastique de Ralle Gompa. A savoir ici les gens connaissent les lieux par leurs noms tibétains mais si vous cherchez sur google map c’est le nom chinois que vous trouverez.

Nyingmapa shedra

Ce sera notre première randonnée en Chine. On sentira bien l’altitude, souffle court et maux de tête pour cette première marche.
Nous passons au supermarché du monastère pour préparer le pique nique.
Malheureusement on ne trouvera pas de pain/saucisson/fromage.
A la place des… choses… dont on ne sait pas grand-chose. Qu’est ce que c’est ça ? est ce que ça se mange cru ? Est ce que ça se mange même ? On prendra donc des gâteaux (qui se révéleront pas très bons), des chips (un peu trop épicés) et du poisson en boite (c’est bien parce qu’on a faim).

On traverse la rivière et on part au sud de Tagong pour visiter un « temple ».
En réalité, appelé nyingmapa shedra, un institut d’études bouddhiste. Je l’apprendrais plus tard grâce à une carte et au guide de voyage Footprint (merci Maréva pour les photocopies).

Là aussi des travaux. Nous arrivons à l’heure où les moines sortent de leur logement, nous les suivons. Puis ils entrent par un portail, on demande, on peut apparemment passer. On continue donc à monter jusqu’en haut du bâtiment.
Eux, se sont arrêtés un peu plus bas dans un préaux. Ils sont des dizaines à… faire des trucs de moines… bon ok j’y connais rien. Mais en gros ils tapent dans leurs mains.
Si vous avez plus d’éclaircissement, la zone de commentaire est libre pour ça, je vous en serais reconnaissant. D’ailleurs pendant qu’on y est si quelqu’un sait pourquoi certaines personnes font une genre de salutations au soleil dans les temples mais aussi dehors (ce qui veut quand même dire s’allonger dans la boue, faire un pas, se rallonger dans la boue, et ainsi de suite).

La vallée aux 10000 mani

mani tagong

Nous continuons la marche en direction des manis, des pierres gravées de mantras tibétains. Nous ne savons pas vraiment si il y a un chemin, mais on compte sur une petite phrase du lonely planet, dans l’introduction sur Tagong.

Après avoir marché dans les marécages on trouve finalement un chemin à suivre. Chemin néanmoins parfois très léger, qu’on perdra quelques fois. On est à la recherche des fameux mani et d’un pont sur la rivière, ce qui nous permettrait de rentrer par la route.
Point de pont. Dommage on aurait bien aimé rejoindre la rivière pour revoir les mani se trouvant au milieu de celle ci.
Mais sur notre chemin, on passe devant plusieurs mani, et une grotte de prière.
Arrivé à un plateau fleuri, on tombe sur une grosse pierres gravée, puis on lève la tête, et se rend compte que des dizaines de manis sont repartis sur la colline.

Au retour on rencontre quatre locaux venant faire des courses dans la nature. Ils ont ramassé des plantes et des champignons pour manger et des fleurs dont les racines soignent le mal de tête. Vive le langage des signes. Nous utilisons aussi le petit livre g’palemo du routard(merci Cathy) qui contient des dessins. Enfin on essaie, mais cette fois on ne trouvera pas les images voulues.

Une des seules phrases connues par un des « tagongien » est une sorte de « where are you from » (ce n’est pas le premier qui nous le demande depuis qu’on est en Chine), mais il ne comprend pas la réponse (là aussi ce n’est pas le premier qui ne connaît pas le mot « France »).
C’est toujours le problème, même si on sait poser une question c’est pas dit qu’on comprenne la réponse. Mais no problem, c’est un des seuls mots dont je me souviens de mon premier séjour en chine : «Făguó ».
Pendant se temps Christophe révise son bonjour « nĭ hăo  » qui pour l’instant est plutôt un « nyao », mais ça progresse.
On a d’ailleurs croisé plusieurs touristes parlant chinois (oui pour de vrai avec de vraies phrases en entier, capable de traduire).

Mais nous on est des ouf, on y comprend rien mais on y va quand même !

La nonnery Gyargo Ani Gompa

Autre ballade à faire, la marche jusqu’au « couvent » à environ 2h30 de Tagong.
Nous traversons les troupeaux de yaks et entrons dans un premier monastère.
Note : Quand je ne sais pas trop ce que c’est ce sera appelé temple ou monastère, selon mon humeur.
Ici une bonne centaine de lapins. Ils n’ont pas peur et on peut s’en approcher facilement a 1 mètre. Encore un mystère. Sur les photos de ce monastère en travaux, tous les points blancs c’est des lapins !
Le village où nous arrivons est très joli, malheureusement le beau temps ne sera toujours pas avec nous.
Pour rentrer: à pied ou en taxi (entre 20 et 60y).

Vous avez aimé, pensez à partager 🙂

5 thoughts on “Randonnées à Tagong, dans les prairies d’altitude”

  1. FabGreg says:

    « pourquoi certaines personnes font une genre de salutations au soleil dans les temples mais aussi dehors (ce qui veut quand même dire s’allonger dans la boue, faire un pas, se rallonger dans la boue, et ainsi de suite). »

    Il s’agit de la prosternation rituelle « gyangchag » propre au bouddhisme lamaïque. C’est pratiqué dans un sanctuaire, voire devant, mais aussi à l’occasion de kora (circumambulation), ou même de pèlerinage (tous les 3 pas) au long cours.

    Fabrice

    1. valeriane says:

      Ça a l’air assez courant, Tagong était le début du voyage, on l’a revu plusieurs fois ensuite. C’est impressionnant à voir, surtout que c’est des personnes de tous les âges.

  2. FabGreg says:

     » Ils sont des dizaines à… faire des trucs de moines… bon ok j’y connais rien. Mais en gros ils tapent dans leurs mains. »

    Sans doute avez-vous assisté à une session de débats / disputations : par binôme, les moines s’adressent des questions-défis ponctués par un claquement de mains. Le challengé (assis) doit alors y apporter la réponse la plus sensée à sa connaissance. Cette joute verbale philosophique fait partie de l’enseignement des moinillons.

    J’ignore malheureusement comment s’appelle cet exercice intellectuel.

    Fabrice

    1. valeriane says:

      Merci pour les précisions. Depuis le voyage j’avais trouvé les réponses à ces questions mais je n’ai pas pensé à mettre à jour le blog.
      Du coup tes commentaires sont très bienvenus pour le compléter ! Concernant l’école, je pense en effet que c’était ça.

      1. FabGreg says:

        Pour qui a l’oeil observateur et l’esprit curieux, les voyages constituent de nombreuses opportunités d’apprendre. Sur les autres cultures, et par différence sur notre propre culture. L’occasion de réaliser que ce qui nous est « naturel », « évident »… n’est pas forcément la seule et unique manière de faire.

        Plus je voyage, plus j’apprends. Même si les documentaires sont une source de découvertes (c’est ainsi que j’avais été initié aux 2 pratiques bouddhistes décrites dans ce compte-rendu).

        Fabrice

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